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10 advises to dive in security on deep wrecks
The deep dives are special and delicate dives and no improvisation is allowed, even more on wrecks. They ask an important preparation.
It can be very tempting and easy to commit multiples mistakes. The Jose Illueca is at this title a school case. The first structures are at -76/78m. You could be tempted to dive with air. Why not? This is simpler, cheaper. And then -80 is not deep! And why not with a single cylinder?
It is interesting to note that Patrice and François already had dived on this wreck in technical classical style, with air, some years ago. The trimix allowed them to rediscover totally the wreck in optimum securities conditions.
Be serious! Here are 10 basic advises, almost of survival, to avoid doing anything stupid:
1. Plan your dive and dive according to this plan. That goes for the choice of the objective according to his training, his formation, his health, to the choice of the equipment according to this objective. And you must be able to justify all these choices, and especially not to try to take this one or that one "because it is a good one".
2. Do not dive, therefore, without a solid basic formation, on wrecks, with mixtures. And without a long training with a heavy equipment, relays, procedures of decompression that one will lengthen only very progressively..
3. Do never go deeper than -50/60 meter with air (there is not even worthy tables). This is rather deep and is a depth range where you already can use, without shame, the trimix, according to your sensitivity to narcosis. It will allow you to manage your dive. And will reduce considerably the risk of breathlessness and the risk linked to a ppo2 excess. At last, the lucidity gain thanks to helium will have no price when, taken in a net or lost in a passageway at -75 meter, it will be necessary to react quickly and well ("What is this man's life worth?"). You won't go deeper than -80m with trimix. Beyond, even if that remains possible, that becomes frankly complicated: too much equipment to take, too many unknown parameters.
4. It implies, in any case, to foresee a decompression with mixtures over oxygenated (36% or 80%, pure o2 at -6m). Therefore a management of complex but precise decompression.
5. It implies also to bring along all his decompression. For example: 1 bi 12 or bi 15 bottom mixture. 1 pony bottle of nitrox 36% o2, another of 80% pure o2.
6. Always foresee a longer time. And a deeper depth in your planning. For example 5 min. and 5m more.
7. Consider these dives as under ceiling at least because of the deep stops and foresee therefore at least 1/3 of security at the bottom and for the ascend. Apply the rule of redundancy on the vital equipment.
8. Avoid to penetrate the wrecks, and do not do it without a guiding reel and a knife (or scissors) that remains the most practical for cutting a net with one hand. The reel also can unfold itself on a wreck if you want to be sure to retrieve the bout on time. It can also serve to launch a buoy. All these usages should not be improvided and are long to learn and to assimilate.
9. Foresee there more than anywhere buoys to signal yourself as soon as possible in case of loss of the line (full water), as early as the beginning of the decompression for example. Foresee also specific equipment to signal yourself at the surface from far away (rockets, mirrors...).
10. The boat, at last, must be chosen with care, as much for its capacities to welcome our heavy equipment as to react in the worse situations. You will understand the importance of an experienced and sensitized skipper to this kind of dive.
Article published in the magazine Octopus n°24 [February - March 2000]
10 Conseils pour plonger en sécurité
sur des épaves profondes.
Article paru dans le magazine Octopus n°24 [Février-Mars 2000]
Plongées particulières et délicates qui ne s'improvisent pas, les plongées profondes, à fortiori sur épaves, demandent une importante préparation.
Il peut être très tentant et facile de commettre de multiples erreurs. Le Jose Illueca, est à ce titre un cas d'école. Les premières structures sont à -76/78 m. On peut être tenté de plonger à l'air. Pourquoi pas ? C'est plus simple, moins cher. Et puis -80 c'est pas profond ! Pourquoi pas en monobouteille tant que vous y êtes !
Il est intéressant de noter que Patrice et François avaient déjà plongé sur cette épave en technique mer classique, à l'air, il y a quelques années. Le trimix leur a permis de redécouvrir totalement l'épave dans des conditions de sécurité optimales.
Soyons sérieux ! Voici 10 petits conseils basiques, presque de survie, pour éviter de faire n'importe quoi :
1. Planifier sa plongée et plonger selon ce plan. Cela va du choix de l'objectif en fonction de son entraînement, sa formation, sa forme, au choix du matériel en fonction de cet objectif. Et on doit pouvoir justifier tous ces choix, et surtout ne pas essayer d'emmener untel ou untel "parce que c'est un bon".
2. Ne pas plonger, donc, sans une solide formation de base, sur épaves, aux mélanges. Et sans un long entraînement avec un lourd scaphandre, des relais, des procédures de décompression que l'on n'allongera que très progressivement...
3. Quant à la profondeur, en aucun cas on ne doit dépasser -50/60 m à l'air (de toute manière, au-delà de 60 mètres, quelle table digne de ce nom utiliserez-vous, gros malin ?). C'est bien assez profond et c'est une gamme de profondeur où l'on peut déjà utiliser, sans honte, le trimix, en fonction de sa susceptibilité à la narcose. On gèrera de toute manière nettement sa plongée. Et on réduira considérablement les risques d'essoufflement, et ceux liés à une ppo2 excessive. Enfin, cette lucidité dûe à l'hélium n'aura plus de prix quand, pris dans un filet ou perdu dans une coursive à -75 m, il faudra réagir vite et bien ("tu l'estimes à combien la vie de cet homme ?"). De toute manière au trimix, on ne dépassera pas - 80 m. Au-delà, même si cela reste possible, ça devient franchement compliqué : trop de matériel à emporter, trop de paramètres inconnus.
4. Cela implique, dans tous les cas, de prévoir une décompression avec des mélanges suroxygénés (36% ou 80% o2 pur à-6m... ) Donc une gestion de décompression complexe, mais précise.
5. Cela implique aussi d'emporter avec soi toute sa décompression. Par exemple-1 bi 12 I ou bi 15 I de mélange fond. 1 bouteille relais de nitrox 36% o2, une autre de 80% d'o2 pur.
6. Toujours prévoir un dépassement de temps. Et de profondeur au fond dans sa planification. Par exemple 5 min. et 5 m. de plus.
7. Considérer ces plongées comme sous plafond au moins à cause des paliers et prévoir donc au moins 1/3 en sécurité au fond et dans la remontée. Appliquer la règle de la redondance sur l'équipement vital.
8. Eviter de pénétrer dans les épaves, et ne pas le faire sans un fil d'Ariane et donc un sécateur (ou des ciseaux) qui reste le plus pratique pour couper un filet d'une main. Le dévidoir peut aussi se dérouler sur une épave si l'on veut être sûr de retrouver le mouillage à temps. Il peut enfin servir à lancer un parachute. Toutes ces utilisations ne s'improvisent pas et sont longues à apprendre et à assimiler.
9. Prévoir là plus qu'ailleurs des parachutes pour se signaler le plus tôt possible en cas de perte de la ligne (pleine eau), dès le début de la décompression par exemple. Prévoir aussi du matériel spécifique pour se signaler en surface de loin (fusée, miroirs... ).
10. Le bateau, enfin, doit être choisi avec soin, tant pour ses capacités à accueillir notre lourd équipement qu'à réagir dans les pires situations. On comprendra l'importance d'un skipper expérimenté et sensibilisé à ce type de plongée.